Recherche

PENN-AR-WAX

Blog Vinyles & Labels

Catégorie

BO

Alex Puddu : « The Golden Age of Danish Pornography, vol. 2 » (Schema Records)

Les italiens de Schema ont encore frappé ! Et de quelle manière ! Au Danemark, en 2009, un cinéaste porno découvre des négatifs Super 8 de courts métrages hardcore réalisés dans les années 70 et vraisemblablement destinés à fabriquer des films vendus sous le manteau. Ne sachant quoi en faire, il les propose à Jan Schmidt, producteur de films, ancien producteur musical et ami d’Alex Puddu. Les négatifs étant inexploitables dans l’état, ils en développent une partie et découvre des films courts de très bonne qualité mais l’état des négatifs ne permet pas toujours de récupérer l’intégralité des pistes sonores. Schmidt propose alors à son ami Alex d’habiller les images avec une bande originale totalement nouvelle mais tricotée à la manière des Umiliani, Cipriani et autres Morricone… Une ambiance jazz – funk – psychédélique qui est la signature habituelle d’Alex Puddu et qui mène le projet d’une main de maître, allant même jusqu’à rajouter quelques sonorités vocales typiques de la thématique.

Le premier volume de « The Golden Age of Danish Pornography » est réalisé en 2011pour le label Al Dente (en fait auto-produit par Alex Puddu, uniquement en vinyle à 250 copies). Il est réédité l’année suivante par Schema, qui reprend la série. Le volume 2 est produit en 2014 pour Schema directement. Le volume 3 qui sort en 2016 est le seul à ne pas être associé à des images spécifiques (pour les deux premiers, des dvd sont édités mixant les images d’origine et la musique de Puddu; aucune idée de leur contenu, ni des moyens d’y accéder, pardon…).

Le volume 2, dans la collection, est présenté sous une pochette classé X « X-rated / Adult Only ». Il est excellent. Les morceaux sont plutôt courts (moins de 4 minutes). Les effets sonores donnent à l’album un aspect ludique et sont autant de clins d’oeil à Gainsbourg ou à Moroder, qui sont un peu les fondateurs de l’exercice. Le disque est accompagné d’un CD.

Musique : 4/5

Objet : 4/5

Schema Records

Publicités

Angelo Badalamenti « Twin Peaks » (Death Waltz)

twin-peaks-soundtrack-vinyl-reissue-death-waltz-recordings-front-big

Musique culte pour série culte sur le point de renaître en 2017, après 25 entre la saison 2 et la saison 3. On ne connait pas le sort qui est réservée à la musique pour les nouveaux épisodes mais on peut imaginer, tant elle est un personnage à elle seule, qu’elle accompagnera l’intrigue jusqu’au bout.

Angelo Badalamenti, le compositeur, avait travaillé avec David Lynch sur Blue Velvet en 1986. Ils remirent ça naturellement trois ans plus tard quand le cinéaste produisit cette série d’un nouveau genre, qui devait annoncer une nouvelle forme de narration dramatique. Ce qu’elle fit, malgré son annulation après deux saisons, faute d’audience suffisante du point de vue de la chaine.

Le premier plan du générique, un oiseau sur sa branche accompagné des premières notes du thème principal de la série est un véritable choc. Le travail commun entre Lynch et Badalamenti produit une gamme de sons entre jazz des années 50 et pop triste, pensés pour faire une sorte de contre point à l’humour de l’intrigue et à la bizarrerie des personnages. La bande sonore proposée par Death Waltz intègre à la fois les instrumentaux qui ponctuent la série – une petite partie seulement, selon le compositeur – et quelques variantes vocales avec la chanteuse Julee Cruise.

twin-peaks-soundtrack-vinyl-reissue-death-waltz-recordings-781x521

Vendue dans un gatefold intégré lui même dans une pochette cartonnée aux motifs découpés, le disque est de couleur marron marbré avec de fins effets gris, rouge et bleu. Le son est parfait. Le disque est épais, 180 gr, minimum. Bel objet, bien qu’au tarif un peu exagéré… autour de 40 €.

Objet : 5/5

Musique : 5/5

Death Waltz Recording

l-406649-1340011722-4040-jpeg

Le fondateur du label « Death Waltz, Spencer Hickman, était encore en poste chez Rough Trade East à Londres et coordonateur du Record Store Day UK lorsqu’il a pressé ses premières rééditions de vinyles pour Death Waltz. Ce qui était au départ, en 2011, un hobby est devenu une activité à temps plein. Le label propose une collection phénoménale de musiques de films d’horreur. Parmi les premières références des films de zombies et « Escape From New-York » de John Carpenter, réalisateur du film et auteur de la bande originale avec Alan Howarth.

Pour chaque parution, le travail est le même et il est très complet : travail sur le son avec les compositeurs, commande d’un visuel de couverture auprès d’un graphiste, un dessinateur généralement, qui produit une présentation totalement nouvelle et pressage d’un vinyle de couleur. La qualité finale est impeccable. La collection « Death Waltz » semble s’adresser à une niche de passionnés mais de plus en plus d’OST (original soundtrack) comme la « Library Music » (musique qu’on achetait au mètre dans les années 70 et 80) s’ouvrent à de nouveaux adeptes. On y entend, au-delà de l’illustration sonore destinée à accompagner des images, les influences de la musique progressive, de la musique électronique en vogue au moment de la composition. Ces successions de gimmicks sont désormais considérées comme des oeuvres à part entière, parfois plus intéressantes que beaucoup d’albums du circuit classique estampillés « chefs d’oeuvre » dans les années 70 ou 80. Death Waltz y contribue fortement.

Dans la collection (cliquer sur l’image)

twin-peaks-soundtrack-vinyl-reissue-death-waltz-recordings-front-big

 

Schema Records, Milan

0004757708_10

Schema Records est un label italien qui met sur le marché des rééditions de musique de films mais aussi quelques artistes contemporains, italiens mais pas seulement. On peut citer, par exemple, le groupe  » The Dining Rooms » entre jazz et musique électronique, Nicola Conte, jazz vocal, ou Alex Puddu compositeur de musique funk, façon « library music » période 70s.

Étonnement, aucune trace d’un site internet portant sur ce label. Les liens renvoient vers la société Ishtar basée à Milan, maison mère du label. Schema est le label emblématique d’Ishtar, qui développe des productions actuelles et des rééditions de jazz, principalement basée sur le catalogue de Gigi Campi (disparu en 2010), producteur né en Allemagne de parents italiens. Parmi les artistes jazz les plus connus : Kenny Clarke et Francy Boland et leur big band.

Les pressages sont bons. Les disques, présentés avec une sorte de « Obi Strip » sur la partie gauche de la pochette, parfois plus informatif que le disque lui-même, sont généralement accompagnés d’une version CD.

Schema Records (site de Ishtar.it)

Qualité : 4/5.

Dans la collection… (cliquer sur l’image)

the-group-the-feed-back

147631

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑