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Paris

Superfly Records, Paris

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Métro « Strasbourg-Saint-Denis », redescendre le boulevard Sébastopol sur quelques dizaines de mètres, repérer à gauche, la rue Notre-Dame-de-Nazareth, s’y engager. La boutique se trouvera sur la droite. Avant d’être un label, Superfly Records est un magasin de disques à Paris : neuf et occasion. Sur les étagères, en bonne place, quelques pochettes sont accompagnées du « Obi Strip » qui marque une fabrication japonaise, généralement rouge, surmonté d’un logotype noire laissant deviner le profil d’une femme à la coiffure « afro »… C’est la signature des « reissues » Superfly Records, fabriquées au Japon à 1000 exemplaires.

Quand vous êtes cinéphile, vous cherchez une revue de cinéma qui vous correspond et qui vous guidera pour le choix des séances. Vous êtes plutôt « Cahiers » ou comme moi « Positif » ? Pour les rééditions de vinyles, le petit label relève de la même logique : sa ligne éditoriale comprend les artistes qu’il signe, les musiques qu’il met en avant mais également la qualité de fabrication. Dans l’angle jazz-afro-latino-funk, Superfly n’est pas le seul label à s’activer mais il le fait d’une manière réjouissante. On rêve de posséder toute cette collection de raretés qui cachent des merveilles, dont certaines rivalisent facilement avec des artistes de renommée mondiale. Même s’ils n’ont produit qu’un malheureux album entre 1975 et 1977 avant de retourner définitivement dans l’anonymat…

Quelles meilleures preuves des subtilités de la musique africaine, entre funk, jazz, reggae ! Quelle idée magnifique de faire renaître Rito Zighi, sorte de hip hop latino avant l’heure (quand tu crois posséder le premier disque de hip hop avec Sugarhill Gang, ben non…) ! Et, c’est quoi ce machin japonais, « Flute Adventure » qui fusionne tout ce qui existe, autour d’un gars qui souffle dans un pipeau ! Et bien ça peut devenir l’objet le plus précieux de la collection… ça commence comme du jazz et puis on ne sait plus, on se laisse faire.

Bref, « je veux tout ! », parce que chaque disque, accompagné d’un texte sur l’artiste, sonne parfaitement. Les gatefolds sont rares (mais ils l’étaient également pour les albums originaux). Il n’y a pas de version numérique (mais ça on s’en fout – c’est bien quand il y en a mais quand le vinyle sonne comme ça…). Le choix des oeuvres par le label est excellent. Et ils peuvent se le permettre, sans doute parce qu’au moment où la bataille pour signer les artistes oubliés est de plus en plus sévère, ici, ils sont soignés, respectés et traités comme des maîtres.

Superfly Records, en haut de la liste, tout en haut !

Superfly Records

Qualité : 5/5

Dans la collection (cliquer sur l’image)

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Et aussi

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John Lewis & Sacha Distel « Afternoon in Paris » (Sam Records)

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La pochette est magnifique : les deux musiciens marchent côte à côte place du Trocadero, sur fond de Tour Eiffel; leurs noms et le titre de l’album en surimpression rouge, raccord avec le logo du label « Versailles ». Il semble que la pochette de l’édition originale, éditée par Atlantic, intégrait en fond, en plus de la Tour Eiffel, des aplats bleus et rouges tendus comme des tentures et formant le drapeau tricolore. Il existe d’ailleurs deux rééditions différentes : celle de Sam Records, sobre et presque moderne. Et celle d’un autre éditeur, Wax Time, qui reproduit la version « chargée »…

John Lewis, pianiste et pilier du Modern Jazz Quartet fait une halte à Paris en 1956 pour produire cet album avec Sacha Distel, guitariste français qui se fait un nom dans le jazz français des années 50. Le disque semble les mettre en lumière alternativement, soutenus par des musiciens du MJQ et par le jeune Barney Wilen, 19 ans à l’époque. Excellent pressage par Pallas en Allemagne.

Sam Records, Paris

Musique : 4/5

Objet : 5/5

Sam Records, Paris

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Sam Records est un label parisien qui produit des rééditions d’albums jazz des années 50 et 60. Généralement des enregistrements « live » dans des cabarets parisiens. Les vinyles sont édités à tirage limité. La qualité des pressage est excellente. La pochette reproduit le format d’époque avec le pli sur l’arrière. Chaque disque est accompagné d’une illustration de grande qualité, façon « portfolio », qui reproduit une photographie d’époque.

Parmi les artistes du label : Barney Wilen, Chet Baker, Donald Byrd… On y trouve aussi un Sacha Distel d’avant les yéyés, excellent guitariste de jazz, notamment dans un album dont il partage l’affiche avec John Lewis : « Afternoon in Paris ».

Sam Records

Qualité : 5/5

Dans la collection… (cliquer sur l’image)

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