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Rock

T. Yokota & The Beat Generation, « Flute Adventure » (Superfly Records)

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Un mélange étrange, expérimental de jazz, de rock de percussions africaines, parfois porté par une basse funky. T. Yokota est le Jimi Hendrix de la flute. Tour à tour plaintif, psychédélique, mélodique, toujours imprévisible. Admiré par ses contemporains japonais comme lui, il produit ce disque en 1970, pour le label King, sous le titre « Flute adventure » accompagné sur sous titre « Le soleil était encore chaud ». Une démarche intellectuelle inspirée de Baudelaire, Rimbaud et Kerouac (le groupe qui l’accompagne s’appelle The Beat Generation) qui produit des pauses presque bucoliques, au milieu du chaos expérimental parfois entrecoupées de riffs entre rock et prog-rock. La première face débute entre jazz et funk quand la seconde face attaque avec une gentille bossa nova qui gagne en énergie et percussions au fil des minutes.

Ce disque n’est pas le mélange de nombreuses influences, mais l’addition de sonorités qui viennent d’univers complètement différents. Chacune y trouve son espace et semble répondre aux autres. Une addition de virtuosités. Une merveille !

Le disque est parfaitement pressé, sonne magnifiquement, dans sa pochette noir et blanc en gatefold. À l’intérieur, des liner notes en anglais et en japonais, racontent l’influence de Yokota sur le jazz-rock japonais.

Musique : 5/5

Objet : 5/5

Limited : 1 000 copies.

Superfly Records

 

Dr Eugene Chadbourne, Olivier Polard, John Trap, Arnaud Le Gouëfflec « Sessions Fantômes #1 (Eglise de la Petite Folie)

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C’était fin 2014, la fine équipe de l’Église de la Petite Folie recevait Eugene Chadbourne, joueur de banjo américain, virtuose et improvisateur pour une session « fantôme » dans le Far West européen. Deux morceaux du dernier album d’Arnaud Le Gouefflec sur la première face et deux autres dont un collage invraisemblable (expérimental) sur la seconde face. Le tout est un disque dans lequel les chansons sont joyeusement torturées dans l’esprit de créer un moment unique, un son paradoxal. Le banjo du « Docteur Chadbourne » se balade avec ou sans les autres, prenant un malin plaisir à partir au loin avant de revenir à l’unisson, jouant un contre point qui donne un relief particulier aux enregistrements. On imagine les hôtes assurer la rythmique et se tourner vers le virtuose sans savoir où sera la note suivante… Réjouissant.

Le vinyle est transparent. L’artwork est excellent, avec ces galets et autres cailloux qui grimacent avec des yeux ronds.

Église de la Petite Folie

Musique : 4/5

Objet : 5/5

Arnaud Le Gouefflec »Deux fois dans le même fleuve » (Église de la Petite Folie)

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Et si les grands médias passaient à côté, ce serait plus que vraisemblable. Malgré des papiers, dans les Inrocks notament, Arnaud Le Gouefflec ne crève pas l’écran au niveau national, auprès des gens qui font l’opinion. Pas grave pas besoin d’eux pour dire le bien qu’on pense d’une production qui se veut « chanson française expérimentale ». La petite folie d’Arnaud Le Gouefflec, c’est une musique obsédante, une voix qui se pose, grave, à peine chantée et se complait dans le minimalisme ou décroche vers le progressif… Par moments, ça décroche vraiment. Au final, une signature, une tonalité sereine, qui sonne comme un Kat Onoma du 21è siècle (sans le saxo des années 80).

Excellente production du trio Le Gouefflec (écriture), Polard (composition) et Trap (arrangements).

Église de la Petite Folie

Musique : 4/5

Objet : 3/5. Le vinyle sonne parfaitement malgré de nombreuses traces (non identifiées) sur le disque. Pochette de qualité (sauf la pochette intérieure, mais ça se remplace), accompagnée d’une feuille complémentaire pour les paroles.

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